Votez pour votre Coup de Cœur... et tentez de gagner 3 bouteilles de champagne

23 juillet 2019 - Estelle POLETTE DE OLIVEIRA

La rédaction de Porcmag organise un concours sur le thème de la « durabilité ». Trois initiatives sur ce sujet qui ont marqué les esprits ces derniers mois ont été retenues (voir présentations et pdf en bas de page). A vous de désigner le reportage "Coup de cœur des éleveurs" parmi les trois nominés ci dessous et ainsi de récompenser, les initiatives et les choix stratégiques qu’ont pris ces éleveurs.Petit Plus : 5 votants seront tirés au sort pour gagner 3 bouteilles de champagne !

Les votes sont clos.

Résumé des 3 initiatives :

Porcmag n°533 de Juillet Août 2018

N°1 : Agri’Carbur
Olivier Bouchonneau est gérant d’un élevage de 250 truies en sélection basé à Saint Christophe Des Bois (49). Il s’est associé à neuf autres agriculteurs (surtout producteurs de lait) pour créer en 2014 une unité de méthanisation avec injection. Cette structure, nommée AgriBiométhane avait pour objectif d’assurer la viabilité des exploitations en maîtrisant les contraintes environnementales et de faire baisser les factures d’engrais.
En parallèle de son lancement, deux événements rapprochés ont fait naître chez l’éleveur une idée un peu folle : l’affaire Wolkswagen ou le « dieselgate » et une discussion par hasard avec un représentant d’une enseigne de grande distribution. Celui-ci lui annonçait que dans un avenir proche, la grande distribution allait imposer à ses fournisseurs de livrer avec des véhicules propres. Ainsi, seulement trois ans après l’inauguration de l’atelier de méthanisation et après plusieurs tests grandeur nature, les éleveurs ont fait sortir de terre une  station-service de biométhane : Agri’carbur.
Pour un coût de 950 000 euros, elle propose trois pompes pour les poids lourds et deux pour les véhicules légers.
Au printemps 2018, lors du reportage, c’étaient 15 à 20 camions qui venaient quotidiennement faire le plein de biométhane en plus des véhicules légers. Une fidélisation rendue possible notamment par  un prix garanti sur trois ans pour certains transporteurs.
En plus de rouler avec une énergie verte et d’avoir installé des trakers solaires sur son élevage, l’éleveur espère aussi redorer l’image de l’agriculture, en mal de reconnaissance ces derniers temps.

Porcmag n°539 Février 2019

N°2 : Jérémy Diais
C’est en souhaitant combiner une agriculture durable et un modèle productif que Jérémy Diais s’est installé en production porcine biologique en 2018 à Oudon (44).
Il a laissé de côté le plein air et a imaginé un élevage en bâtiment. Plein d’imagination, il s’est alors mis à la recherche d’un élevage de volailles et de bovins lait à racheter. La lumière naturelle et la modularité de ces types de bâtiments allaient être des atouts pour les adapter au modèle bio-porcin.
Son projet : un élevage de 62 truies naisseur engraisseur induisant la transformation complète de quatre bâtiments, la construction d’un engraissement et la reprise de 80 ha pour un montant total de 650 000 €.
En maternité, c'est un ancien poulailler de type Louisiane qui a été réaménagé afin de respecter le cahier des charges bio tout en protégeant les porcelets du risque d’écrasement.
Après un sevrage à 42 jours, les porcelets rejoignent un ancien bâtiment tunnel volaille réhabilité en deux cases de 215 animaux.
Le bâtiment engraissement grand volume de 430 places est la seule construction neuve de cet élevage. A lui seul, il représente 360 000 € de l’investissement total.  A l’intérieur, on y découvre deux immenses aires paillées de 215 cochons et des aires de tri et d’alimentation. Toutes les dernières technologies en termes de chaîne d’alimentation à sec et de suivi individuel des animaux sont réunies ici. Comme le tri manuel des animaux est compliqué sur paille, il a donc opté pour un trieur automatique. L’éleveur a également investi dans le suivi individualisé des charcutiers par puces RFID. Les données individuelles récupérées permettent deux avantages : suivre précisément les indices de consommation pour optimiser les quantités d’aliments ditribuées et posséder un outil pertinent, en plus des critères maternels, pour sélectionner ses futures reproductrices.

Porcmag n°525 <novembre 2017 et n°539 Février 2019

N°3 : GAEC 2J Orvain
Jessie et Jerôme Orvain sont installés en Gaec à Isigny-le-Buat (50). Ils ont complètement restructuré leur élevage, passant le cheptel de 300 à 400 truies. 2,7 millions d’euros auront été nécessaires pour faire peau neuve.
C’est la capacité totale des engraissements (tous les anciens bâtiments dont la fonction a été réorientées) qui a permis de définir la taille du cheptel de truies compatible et donc le dimensionnement des bâtiments de gestation, naissage et post-sevrage à construire à neuf.  
En ce qui concerne l’environnement, les éleveurs ont investi dans un bâtiment d’élevage basse consommation d’énergie (BeBC). Par ailleurs, ils ont choisi de fabriquer leur propre aliment à la ferme afin de favoriser au maximum les circuits courts et de réduire les transports des matières premières.
Si la consommation d’électricité totale prévisionnelle était déjà 3,4 fois moins importante qu’un atelier équivalent classique, ils sont allés encore plus loin en rendant leur exploitation à énergie positive – c’est-à-dire produisant plus d’énergie qu’elle n’en consomme - par la production de chaleur et d’électricité via une unité de méthanisation. L’électricité est vendue et la chaleur générée sert au chauffage des bâtiments d’élevage, mais également à celui du fermenteur, du post-fermenteur et au séchage du digestat issu de la fermentation. Le couple a également investi dans une station de traitement des effluents.
Côté maîtrise des émissions gazeuses, les éleveurs ont opté pour le lavage de l’air sortant et la pose d’une couverture sur les fosses. L’eau de pluie est récupérée pour le lavage.
Sur le plan du bien-être animal, Jessie et Jérôme Orvain ont souhaité anticiper la demande du consommateur en installant des cases bien-être en maternité. Mais ils ont aussi pensé à leur confort et à celui de leurs salariés.
Tous ces investissements en faveur de l’environnement et du bien-être animal, ainsi que la volonté d’alimenter les porcs sans OGM et d’entrer dans une démarche sans antibiotique dès la naissance ont permis aux éleveurs d’adhérer récemment au cahier des charges Collectif Niveau 2 de Kermené, leur assurant ainsi, pour une partie de leur production, une rémunération indexée sur le coût alimentaire des animaux.

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